Le fonctionnement :- Chaque point représente une étape dans le déroulement de l'action
ou du récit. |
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8 LE SERPENT SE GLISSE, DÉROBE LA PLANTE ET, À L'INSTANT, PERD SA VIEILLE PEAU |
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LA PLANTE QUI PIQUE
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9 GILGAMESH QUI S'ASSOIT ET PLEURE |
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Explicitation de l'émergence progressive du sens
1. La parole qui doit donner la vie éternelle est présentée
sous la forme d'une plante
2. Pour accéder à cette parole, il est nécessaire de retourner à la source
3. Cette parole pique et blesse : elle porte la marque de la mort
4. Il faut l'arracher
5. En un sens, c'est l'arrachement lui-même, qui donne la vie éternelle
6. Autrement dit, la parole fonctionne lorsqu'elle suscite un arrachement, lorsqu'elle provoque et dit le manque
7. Pour aller la chercher à la source, l'homme doit accepter de s'alourdir
8. À travers la piqûre de la plante, il passe aussi par la blessure de la mort
9. Cette parole qui porte la marque de la mort permet de renaître (l'homme ressort de l'eau)
10. Elle est faite pour être partagée avec les autres
11. Mais elle doit aussi s'incarner
12. Elle s'incarne dans ce qu'il y a de plus animal en l'homme
13. À cette condition, elle développe le sentir (le serpent, qui représente la partie la plus archaïque de l'homme, sent la plante)
14. L'homme vit alors dans un tiraillement, qui l'oppose à lui-même
15. Dans sa peur, il lutte contre la force de mort qu'il croit extérieure à lui
16. Cette forme de dédoublement lui permet de la reconnaître et, dans le meilleur des cas, de l'intégrer
17. Il existe une connivence très étroite entre la force de mort et la parole
18. C'est lorsque la parole nous échappe (dans la mort) qu'elle fait apparaître toute sa force
19. La parole de la vie éternelle ne peut être possédée : en un sens, elle se reçoit
20. C'est en acceptant la perte de la parole, à travers le passage symbolique par la mort, que l'homme peut écouter et parler vraiment